Je n’écris pas assez… il y a trop à faire! Disons qu’avec une conjointe enseignante et trois enfants tout aussi vacanciers, sans compter les beaux-parents en visite permanente et le chantier de leur installation, toujours en cours, il y avait à faire suffisamment pour que je ne puisse sentir de véritable impact à cette retraite toute neuve. En outre, j’ai comme un besoin de me trouver une place à moi seul dans cette maison que je meuble maintenant à temps plein, un genre de nid pour mes affaires: celles qui étaient dans mon bureau, des livres, deux ou trois trucs gossés par les enfants et qui me suivaient depuis des années, ma roche… C’est dans mon nid que je pourrai t’écrire notamment l’histoire de cette roche et des autres bouts choisis de mes aventures.
Premier projet concret de retraite, donc, que celui de trouver une place à moi seul dans ma maison pleine de tant de cossins essentiels à la vie des uns et des autres. Le temps est venu, les classes étant reprises et la maison ainsi vidée de ses parasites, que j’aime tant par ailleurs. La cible est définie: la chambre du petit dernier, plus petit du tout et à l’étroit dans cet espace tout désigné pour un cocon paternel. Il faudra donc lui aménager un lieu fermé au sous-sol. Un mur, une porte, un peu d’électricité, pas un gros défi SAUF QUE… l’un des trois autres murs le sépare de la salle de bain et d’une fort belle douche dont l’étanchéité a toujours été relative, grâce à un entrepreneur cabochon dont la licence a fort heureusement été radiée peu après le sinistre chantier de cette pièce maudite. Faudra donc refaire la douche, puis changer le plancher, qui a un peu pris l’eau, tant qu’à faire rafistoler la porte coulissante et les autres trucs qui font défaut dans cette damnée salle de bain…
Aurai-je mon nid pour Noël? C’est à voir, mais j’y compte bien. Quand je l’aurai, je t’écrirai tous les jours, du moins plus souvent, promis. D’ici là, je te dis que je vais bien, et je ne te cache pas que je m’ennuie un peu: de mes collègues, de mon asso… t’en fais pas,je vais m’en remettre!