Pelleter lentement, avec attention, sans souci quant à l’échéance, profitant de l’air froid et de la pureté du paysage; prendre un bain chaud à 14h, parce que c’est à ce moment là que ça nous tente de le faire, s’y laisser mariner jusqu’à prendre des airs de prune séchée; écouter les comptes-rendus de circulation en terminant son café, et aller s’en chercher un deuxième pour accompagner le journal qu’on n’a pas encore feuilleté… Voilà des réels petits plaisirs de retraité!
J’ai écrit ce joli mot il y a près de dix jours; j’allais publier, et puis vlan : la veine noire de la destinée (merci, Victor Lévy-Beaulieu, pour cette expression dont, je l’avoue, j’abuse) m’attrape par le dos et me fout un spasme qui durera toute une semaine.
J’ai compris, destinée : j’aurai le plaisir plus humble et la félicité plus discrète.