La première fuite, prise deux

Ressentiment. Rancœur. Colère.

Il y a de ces sentiments qui n’ont rien à offrir d’autre qu’eux-mêmes. Pourtant, il est difficile de s’en départir complètement. En tous les cas, pour moi, c’est difficile; aussi, je préfère éloigner de moi les choses et les gens qui provoquent en moi ces sentiments, quitte à rompre des liens de sang. Ça fait peut-être des partys de Noël moins bien garnis, mais c’est mieux comme ça.

La réconciliation est-elle, dans ce contexte de cette exigence que je m’impose, possible? Je l’ignore. Pour mes parents; ça aura été impossible de leur vivant, tant pour eux, du moins selon ce que j’en sais, que pour moi. Toutefois, et c’est là que certains ne pourront comprendre, l’exercice d’autofiction que j’entreprends et que je nomme, à escient, fragments et menteries, vise précisément une forme de réconciliation avec les éléments et les personnes de ma vie pour lesquels d’autres sentiments méritent d’émerger: la reconnaissance, l’admiration, le respect, l’amour, tous ceux-là si précieux mais si faciles à masquer par l’odieux de nos reproches.

Comme ma mère a officiellement trépassé, aux yeux des hommes et maintenant de son dieu, je peux poursuivre mon entreprise de réconciliation. Aussi, le texte « La première fuite » est de retour sur ce bloc, au grand plaisir de cette foule immense qui me suit assidument ( ;-), mdr, mouhaha et toute cette sorte de chose).

Bonne lecture!

P.S. Tu sais où trouver le lien… Non? Alors, là, tu me déçois! Le lien est à l’onglet Fragments et menteries de ce blogue; tu as aussi un accès direct via cet article, ICI

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