Salut, lecteur que j’aime mais que je néglige et que, parfois, j’ennuie avec mes idées sombres. Rien de tout ça dans ce qui suit, sois sans crainte, que du léger! Il faut bien vivre avant de mourir, peut importe de quelle cause…
Tu te souviendras peut-être que, pendant la pandémie, j’avais mis en place, inspiré par le désœuvrement généralisé qui nous habitait tous, un petit jeu sur Facebook qui s’est terminé tout récemment, avec la millième publication de mes musiques du jour. Il s’agissait de publier quotidiennement, ou presque, un lien vers une œuvre musicale avec un petit commentaire, en respectant quelques règles. J’en avais déjà parlé sur ce blogue (voir ici). Si ça t’intéresse, tu peux retrouver l’intégrale des mille citations dans un fichier Excel, incluant des liens te permettant l’écoute de ces quelques morceaux choisis. Il y a là-dedans des trucs qui en valent le détour.
Maintenant que la choses est finie, je m’ennuie un peu de ce devoir imposé, qui m’avait rebranché sur un univers que j’avais, au fil du temps qui passe, quelque peu délaissé. Aussi, j’amorce aujourd’hui une phase 2 de l’exercice, avec comme but d’approfondir sur mes découvertes et de partager avec toi des œuvres que j’aurai jugées majeures: ça s’appellera les albums du vendredi! Il s’agira essentiellement de présenter un album (format LP) par semaine (comme tu es perspicace, tu sais déjà que ce sera les vendredis…) choisi selon les critères suivants:
- Tous les genres sont acceptés, à l’exception de la musique classique
- L’ interprète-groupe-artiste principal ne peut être cité deux fois, tout comme pour les musiques du jour
- L’album doit être d’une qualité telle (du moins selon mon oreille capricieuse) qu’on peut l’écouter de bout en bout, sans vouloir sauter de pièce
L’idée derrière tout ça est d’abord de m’amuser, bien sûr, me rappelant la lointaine époque où, de retour de chez Sam the Record Man ou de chez Phantasmagoria, je mettais sur ma table tournante, dès la chose débarassée de son cellophane, la dernière acquisition; j’écoutais d’abord la face a, pochette en main et bien allongé dans mon lit d’ado, ne m’en extirpant que pour lever l’aiguille, tourner le disque, mettre la face b et retourner à mon écoute religieuse. À l’époque, je jugeais que l’achat était une réussite si je n’avais pas eu l’envie de sauter une pièce, parce que ça, c’était vraiment chiant: non seulement fallait-il se lever du pieux, ce qui, pour un adolescent, est en soi éreintant, mais il fallait aussi soulever l’aiguille (avec le levier prévu à cet effet, ou encore, pour les plus aventuriers d’entre nous, directement avec l’index glissé sous la petite patte juxtant la gauche de la cartouche) puis avancer le bras vers la minuscule zone noire qui délimitait la fin de la pièce à sauter, pour y placer l’aiguille délicatement, sans faux mouvement pouvant altérer irrémédiablement la surface du disque et la qualité des écoutes ultérieures… Aussi, ce choix d’un album d’exception dans l’œuvre des artistes que je présenterai supposera, dans plusieurs cas, beaucoup d’écoute et de réflexion. Enfin, l’album de la semaine sera présenté sur mon Facebook perso, comme pour les musiques du jour, mais il y aura également une analyse d’écoute et une présentation plus étoffée de l’artiste sur ce blogue, incluant des liens vers chacune des pistes (lorsque ce sera possible).
Je fais ça pour mon bon plaisir, je te l’ai déjà dit, on est comme ça, nous, les retraités, mais j’espère tout de même qu’à travers mes plaisirs ainsi présentés, tu découvriras des trucs ou que, mieux encore, tu auras l’envie de dépoussiérer tes propres amours musicales. Bien sûr, tous tes commentaires seront accueillis avec le plus grand intérêt!
Donc, en avant la musique… et on se reparle vendredi avec le premier album. D’ici là, cher ami lecteur, prends bien soin de toi! L’hiver n’est pas terminé, quoiqu’en disent les marmottes de ce monde, alors garde tes patoches et tes galoches bien au chaud!