
Comme la plus grande part des québécois d’immigration ancienne, je n’ai jamais connu de véritable conflit armé, à part dans les livres. Je peux quand même comprendre que sur le plan historique, l’après-guerre est souvent une période charnière lors de laquelle les bases des prochains antagonismes s’installeront. Sur le plan humain, je peux aussi présumer que la chose est complexe : il doit bien y avoir cette joie du vainqueur, ternie par les pertes à pleurer et par la soif de vengeance, alors que le vaincu doit panser ses plaies et plier l’échine, espérant tout de même qu’un jour il pourra se tenir droit et, peut-être, aussi, mordre, comme un chien battu face à son mauvais maître. Il y a enfin tous ces gens ordinaires qui n’ont que hâte de passer à autre chose, enfin, et qui espèrent reprendre leur vie en refoulant les souvenirs d’une période qu’ils souhaiteraient ne jamais avoir connue.
Bref, la guerre, c’est de la merde. Faudrait qu’on le rappelle à qui de droit…
Toujours que j’en suis là, avec Christoph. Je t’offre donc, cher lecteur, mon interprétation de ce qui a pu se vivre dans cette Allemagne vaincue. Ce sera aussi, fort probablement, ma dernière publication avant quelque temps, car ce que je t’offre est le dernier chapitre entièrement écrit. Faudra donc que je me remette à l’histoire, ce qui peut prendre un certain temps, sinon un temps certain, selon l’inspiration et la somme des autres choses qui constituent le quotidien d’un pauvre blogueur retraité comme moi!
J’espère que tu apprécieras et que tu sauras me le signifier.
Pour lire ce quatrième chapitre de Christoph, intitulé: 1946: De Falstad à Kirn, tu peux cliquer sur le titre ou encore te rendre à la section « Mes Romans » de ce blogue.